Après bien des péripéties météorologiques et mécaniques, Horace a fini par passer sous le pont qui enjambe l'Hérault et à rejoint le chantier naval Allemand, pour sa cure de jouvance.
La liste des travaux est longue comme le bras et je dispose d'un mois maxi pour les réaliser. Mais j'avance assez bien. Le beau temps de cette semaine m'a permis
de travailler sur le flotteur (la coque). Ponçage, masticage des éclats de gel coat, rebouchage des
petits trous dans la stratification. J'ai constaté que ce valeureux sangria de quarante ans n'a pas une bulle d'osmose. Bateau Jeanneau, bateau costaud....
Par contre, les boulons du lest lâchent les uns après les autres, bouffés d'électrolyse. Je vais changer ces boulons, après avoir déposer le lest, et repartir avec de bonne anodes soudées.
Je vais également démâter pour un contrôle approfondi des capelages, réas, haubans et sorties de drisses. Je vais en profiter pour changer toutes les manœuvres courantes.
Une jolie peinture va compléter tout ça et c'est un fier esquif qui va reprendre la mer pour un programme intensif. Je lui ai concocté un programme de 3000 milles jusqu'en octobre. On va bien s'amuser...
Évidemment tout ça me prend du temps et le suivi du blog s'en ressent.
Je vais essayer d'ajouter un player en ligne pour vous faire partager quelques uns de mes goûts musicaux. Jiwa et Deezer, où je pioche de bien jolies perles musicales, proposent des solutions de partage de musique. Je vais tenter de bidouiller quelque chose....
Un nouvel album photos, pour suivre les travaux d'Horace est disponible. Je vais le compléter au fur et à mesure.
Bien sûr, meuler, poncer, gratter n'est pas des plus agréables choses à faire avec un bateau mais tout ceci fait parti de l'entretien nécessaire d'une machine complexe, comme l'est un voilier. Se prendre de la poussière de fibre de verre toute la journée n'est supportable que si l'esprit s'évade un peu vers les merveilleux moments que va nous offrir ce voilier, avec les beaux jours du printemps et de l'été méditerranéens...
De jolies photos et vidéos en perspective, pour anarmer...
Si tu es venu pour m'aider, tu perds ton temps. Mais si tu es venu parce que tu penses que ta libération est liée à la mienne, alors travaillons ensemble.
Lisa WATSON, aborigène d'Australie