Fichtre. Le temps passe à vive allure lorsque je travaille sur horace.
Qu'est ce que j'apprends? Alain Bashung est mort? Et Sardou est toujours vivant? Si Dieu existe, j'espere qu'il a une bonne excuse.
Je vous propose mon hommage perso, en écoute sur le blog (qui fera plaisir à Dieu, ce facétieux, justement)
Horace en est à sa dernière phase de travaux à terre. Son nouvel aileron de safran est posé et bien fixé. Son mat est révisé, peint et correctement équipé. Sa coque est peinte, rebouchée et contrôlée. Reste le lest à déposer la prochaine semaine. Je suis à la bourre sur les délais, bien entendu. Le temps est magnifique, en ce début de printemps et j'ai hâte d'être sur l'eau. Une petite bande de voileux comence à se former autour d'horace et les projets se dessinent. Des virées à plusieurs, des chantiers environnement se préparent, des croisières côtiéres également ainsi qu'une route vers l'Italie pour la fin de l'été. Ca devient très exitant.
Les Valentins doivent se réaliser impérativement. Ce projet de location de croiseurs côtiers va me permettre une autonomie économique m'évitant l'esclavage moderne du salariat.
Plus de deux millions de personnes dans la rue pour exiger la liberation de Julien COUPAT et pour protester contre l'invisibilité de l'art et pour réhabiliter un anarcho-situationisme nécessaire pour dessiner les beaux lendemains de l'aprés déprimante social-démocratie...
Comment? C'était pas pour ça, tous ces gens dans la rue? C'était pour la poursuite de l'esclavage, du pouvoir (d'achat)? Quelle horreur! J'ai bien fait de rester au chantier avec mon vieux compagnon à voile.
Bashung est parti mais les hirondelles sont revenues. Elles retrouvent leur logement d'été, sous la génoise de la maison d'en face. Agréables voisins.
Avec la saison de voile qui s'annonce, les projets divers et les équipiers d'horace, ce blog où tout le monde va transiter va s'étoffer et décoller un peu plus. Je sélectionne quelques beaux sites à visiter à la voile, de ces sites que préserve le conservatoire du littoral. De jolies photos en perspective...
Je m'impatiente mais nous sommes encore tôt dans la saison et avril peut réserver quelques mauvaises surprises météorologiques. Chaque chose en son temps et veillons à ne pas se précipiter.
En méditerranée, le rythme est d'en faire peu mais tout le temps... Et ça marche. C'est peu rentable, au sens nordiste du terme mais hautement satisfaisant et sans effet secondaire sur la santé. Cela permet également d'avoir des activités différentes dans une journée, avec cette impression d'avoir vécu en double. A pas sûr, à pas lent...
Peu de lecture cet hiver, avec mes histoires de bateaux. J'ai pu, néanmoins, gouter à quelques petites choses qui me trottaient dans le crâne depuis longtemps et c'est avec une envie gourmande que j'ai hâte de m'en repaitre, dés cet été sur horace. Au programme, TOUT Garcia Marquez et TOUT Thélonius Monk. De bons moments sur l'eau, vous dis- je....!
Mais avant tous ces délices estivaux quelques réglages encore. Mais mon copain le soleil est là pour m'encourager, panser mes douleurs et me guider vers cette pensée de midi, chère à Nietzsche et Camus. Les équipiers de ce frêle esquif qu'est mon existence...
Si tu es venu pour m'aider, tu perds ton temps. Mais si tu es venu parce que tu penses que ta libération est liée à la mienne, alors travaillons ensemble.
Lisa WATSON, aborigène d'Australie